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| Présentation du système
AIRES |
| Historique
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Créée
en 2000 à l'initiative de la délégation régionale
de l'ADEME,
de la DRIRE
PACA et des 3 réseaux de surveillance de la qualité
de l'air de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de l'époque
(QUALITAIR, AIRFOBEP et AIRMARAIX), la "Coordination Régionale"
met en place des missions communes et développe des compétences
à l'échelle régionale.
Parmi les six missions régionales alors définies et
réparties, AIRMARAIX, devenue depuis Atmo
PACA, pilote notamment celle dédiée aux "émissions
et modélisation des polluants". Cette mission régionale
consistait essentiellement à ses débuts (2001-2003)
en un suivi et une valorisation à vocation opérationnelle
du programme scientifique ESCOMPTE (Expérience sur Site pour
COntraindre les Modèles de Pollution atmosphérique et
de Transport d'Emissions).
La Coordination Régionale prend ensuite pour dénomination
officielle "Air Alpes Méditerranée", s'accompagnant
d'une charte régionale de mutualisation des moyens et s'attache
dès 2003, avec l'aide du CPER (Contrat de Plan Etat-Région),
au développement de la plateforme régionale de modélisation
AIRES, véritable outil intégré d'aide à
la surveillance de la qualité de l'air, fournissant notamment
:
- des données régionales d'émissions de
polluants atmosphériques,
- des éléments de compréhension des phénomènes
de pollution (sources, déplacements des panaches, évaluation
des épisodes de pollution),
- une prévision quotidienne des épisodes de pollution
photochimique à deux jours...
Les résultats sont rendus publics dès 2005 au travers
de rapports d'études et de pages Internet.
A partir de 2007, le réseau Air Languedoc-Roussillon rejoint
la plate-forme AIRES, et la prévision des épisodes
de pollution à l'ozone est étendue sur le Languedoc-Roussillon.
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Missions
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Améliorer la surveillance de la qualité de l'air |
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Cette plateforme complète le dispositif de mesure des
réseaux de surveillance en apportant une information
géographique et temporelle plus étendue. Les
études développées dans ce cadre visent
notamment à optimiser la surveillance de la qualité
de l’air et constituent des outils d’aide à
la décision pour réduire les niveaux de pollution.
La modélisation est identifiée par les textes
réglementaires (directives, décrets) comme un
des outils de surveillance de la qualité de l’air,
en complément du réseau de capteurs qui mesurent
la pollution atmosphérique.
Son usage est notamment préconisé :
- en combinaison avec des mesures temporaires dans les
zones modérément polluées où
la mesure permanente ne se justifie pas
,
- pour définir le positionnement de capteurs permanents
ou temporaires sur une zone
,
- pour une caractérisation rapide et objective de
la qualité de l’air sur un territoire (cartographies)…
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Répertorier et évaluer les émissions de polluants
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Un inventaire des émissions
recense et évalue les rejets de polluants dans l’atmosphère.
Ces rejets peuvent être d’origine anthropique
(industries, transports, chauffage…), agricole (utilisation
d’engrais et de pesticides, élevage…) ou
naturelle (émissions de la végétation,
des sols…).
Une vingtaine de polluants est étudiée de manière
fine (estimation des émissions de NOx, SO2, CO, particules
fines, métaux lourds, Composés Organiques Volatils
totaux, CO2, CH4…). D’autres
composés sont estimés par des méthodes
plus globales (spéciation des COV en fonction de l’activité
considérée par exemple). Les données
d’émissions sont géoréférencées
sous Système d’Information Géographique
(SIG) et moyennées à l’échelle
du kilomètre carré.
Le premier cadastre d’émissions haute résolution
dans la région est disponible depuis début 2003
: il a été réalisé dans le cadre
du programme de recherche ESCOMPTE et il couvre une zone de
150 km de côté, centrée sur les Bouches-du-Rhône.
Aujourd’hui cet inventaire couvre l’ensemble de
la région PACA, porte sur l’année de référence
1999 et permet également de générer des
estimations d’émissions horaires sur des périodes
courtes (épisodes de pollution). |
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Cadastre régional
des émissions
(Oxydes d'azote, année de référence
1999)
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| L’inventaire
des émissions est notamment utilisé pour :
• l’étude par secteur d’activités
des rejets de polluants sur une zone géographique donnée,
• la mise en œuvre des modèles de simulation
numérique (données d’entrée)…
Rapports à télécharger :
•
Inventaire régional des émissions 1999 : Méthodologie
et résultats (6.5 Mo)
• Inventaire
régional des émissions 1999 : résultats
seuls (5.6 Mo)
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Mieux comprendre les phénomènes de pollution
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La
simulation numérique de la pollution
consiste en une modélisation du transport, de la transformation
et de la dispersion des polluants pour mieux comprendre les
processus physico-chimiques qui se développent dans
l’atmosphère.
Ces simulations sont effectuées au sein du système
inter-régional AIRES
et permettent en outre d’évaluer l’impact
d’actions de réductions des émissions
(mesures d’urgence, aménagements).
La pollution de proximité (panaches industriels, pollution
urbaine) est simulée à l’aide de modèles
de types gaussien (logiciel ADMS). Cette approche permet d’évaluer
les contributions respectives des différentes sources
sur un épisode de pollution de proximité.

Cartographie de la pollution
de proximité automobile
(NO2, Toulon, année de référence 2001)
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Exemple de simulation de panaches de pollution industrielle
(SO2, Aix-Marseille - Etang de Berre, année de référence
2001)
La simulation de la pollution de proximité liée
spécifiquement aux transports (à l’échelle
de la rue) est effectuée à l’aide d’un
outil semi-empirique (logiciel STREET) qui permet d’estimer
la moyenne annuelle en polluants sur le réseau de transports
d’une agglomération en fonction du trafic et
de la typologie des axes routiers. |
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Prévoir la qualité de l’air des jours suivants
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Une prévision
de la qualité de l’air permet
d’informer sur les risques d’atteindre les seuils
réglementaires le lendemain et fournit une tendance
à 2 jours. Elle permet d'anticiper l'information de
la population et offre aux autorités compétentes
la possibilité de prendre des mesures préventives
destinées à réduire les pics de pollution.
• L’approche statistique (modèle CART)
mise en œuvre depuis 1999 est basée sur l’analyse
et la classification des paramètres corrélés
aux épisodes de pollution à partir de l’historique
du réseau de mesures.
• L’approche déterministe (système
AIRES) développée en 2003 repose sur la simulation
des phénomènes qui conduisent à un épisode
de pollution (transport, dispersion, dépôt, chimie
des polluants atmosphériques). Il s’agit de calculs
similaires et imbriqués à ceux effectués
au niveau national (système PREV’AIR), mais réalisés
à une échelle et à une résolution
plus fine et mieux adaptée à l’information
régionale.
La prévision pour la journée en cours et le
lendemain des risques de dépassement des niveaux réglementaires
en ozone est quotidiennement diffusée à 11 heures
sur les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, les Alpes
de Haute Provence et les Alpes Maritimes. Cette information
est actualisée à 17h pour le lendemain et complétée
par une prévision de l’indice ATMO sur les grandes
villes de la région.
Depuis l'été 2004,
le dispositif réglementaire prévoit pour l'ozone
le déclenchement de mesures d'urgence sur prévision,
ce qui renforce l'importance de ce savoir-faire.
Voir les cartes de prévision
brutes de l'ozone.
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0
60
120
180
240
300 360
en µg/m3 |
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Prévision
régionale de la pollution par l'ozone
(Prévision du 30/07/2004 pour le 31/07/2004)
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Partenaires
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| La
Plate-Forme AIRES* s'appuie largement sur des partenariats scientifiques
au travers des programmes de recherche qui se déroulent sur
la région, notamment ESCOMPTE (Expérience sur site
pour COntraindre les Modèles de Pollution atmosphérique
et de Transport d'Emissions).
Parmi les nombreux partenariats établis :
• Le modèle de prévision statistique CART (Classification
And Regression Tree) a été développé
en partenariat avec le GREQAM (Groupement de Recherche en Economie
Quantitative d’Aix-Marseille),
• Les outils relatifs à l’inventaire régional
des émissions de polluants sont élaborés par
l’EPCA (Équipe de Physico Chimie de l'Atmosphère
- Université de Strasbourg),
• Le modèle de prévision déterministe
CHIMERE est développé au LMD (Laboratoire de Météorologie
Dynamique - Institut Pierre Simon Laplace – CNRS Paris) et
la mise en œuvre opérationnelle (2004 – 2005)
a été confiée au bureau d’études
ACRI ST (Sophia Antipolis),
• La modélisation de scénarios photochimiques
est réalisée en collaboration étroite avec
le LISA (Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques
- Université Paris 12 – CRETEIL),
• Une assistance importante du LCSQA (Laboratoire Central
de Surveillance de la Qualité de l'Air) est apportée
pour le choix des partenaires et des outils à utiliser au
sein de cette plate-forme.
*AIRES : de l'occitan "Aire" [ajre]
: n.m.air
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Fonctionnement
de la plateforme
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Les outils mis en
oeuvre dans la plateforme AIRES sont une sélection de modèles
de simulation de la pollution atmosphérique, intégrés
(données d'entrée communes, sorties compatibles et
complémentaires)
et validés à différents niveaux (programmes
scientifiques comme ESCOMPTE,
instances nationales de référence comme l'INERIS,
autres AASQA...).
Ces outils sont imbriqués à la plateforme de prévision
nationale PREV'AIR (conditions aux limites), afinant ainsi les résultats
aux échelles régionales et infra-régionales.
Les données aux limites, à l'échelle européenne,
sont issues principalement du NCEP
aux Etats-unis (météorologie) et de l'INERIS
en France (chimie, système PREV'AIR).
La météorologie régionale est ensuite affinée
à l'aide du modèle météorologique MM5,
puis intégrée avec l'inventaire régional des
émissions dans le modèle de transport-chimie CHIMERE
pour fournir, entre autres, quotidiennement une prévision
à deux jour des épisodes de pollution photochimique
sur différentes zones des Régions PACA et Languedoc-Roussillon.
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